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4. Le développement d'outils
Caractérisation des flux d'énergie et de matière à des échelles pertinentes.
Une quantification
réaliste de l’impact des communautés zooplanctoniques dans les cycles biogéochimiques
nécessite un couplage entre cartographie des stocks et fonctions métaboliques (respiration,
nutrition, contenu lipidique …) contraintes par les structures biologiques (tailles, taxon et
structure trophique). En se fondant sur la description en 2 ou 3D des populations par le compteur optique de plancton (OPC), cette approche est testée sur des données déjà
acquises dans des régions océaniques spécifiques : subantarctiques, subtropicales, Océan
Atlantique tempéré, Méditerranée. Elle sera étendue à des données nouvelles de peuplements
zooplanctoniques de milieux arctiques caractérisées par une opposition de l’environnement
physique et des structures biologiques, taxonomiques et structures trophiques. Elle s’appuie
sur des développements d’outils informatiques et numériques réalisés lors du programme
ZooPNEC, afin d’affiner la qualité de la description des caractéristiques démographiques et
taxonomiques des peuplements étudiés tout en bénéficiant des capacités de description aux
échelles moyennes de l’OPC.
Automatisation de l'analyse des populations de meïofaune.
L'afflux des échantillons résultant
de campagnes et la durée des dépouillements constituent un frein majeur à l’obtention de
données exploitables dans un délai raisonnable, il est donc essentiel de développer des
techniques permettant de réduire la durée des dépouillements. L’utilisation du système
d'imagerie développé au LOV pour le mesozooplancton (ZooScan: http://www.obsvlfr.
fr/LOV/ZooPart/ZooScan/ ; Grojean et al., 2004) couplé à un logiciel d'identification
automatique des particules (Plankton Identifier: Gasparini, 2007) représente un espoir serieux
en ce sens.
Au travers d'une collaboration avec G. Gorsky et S. Gasparini, nous proposons d'adapter
cette technique aux échantillons de méiofaune. Bien que la reconnaissance automatique des
différents taxons de la méiofaune ait déjà été tentée de part le monde, elle n'a de loin jamais
atteint l'efficacité d'un ZooScan pour le plancton. Il s'agira donc d'une innovation
technologique qui compte tenu du nombre élevé d'échantillons qui pourront être analysés
devrait conduire à des résultats inédits.
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