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E.O.L. |

Les
origines du projet EOL
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En 2001, le service de prototypie de l'OOV
sous la responsabilité de Jean-Michel
Grisoni a été mandaté pour
effectuer l'étude d'une station instrumentées en mer, automatique.
De ce travail est née
la station « Profileur
marin LEO» (2t 2m de diam hauteur 7m flotteur 7m3 un Pc axiomtek ) capable de réaliser l’acquisition de profils verticaux de paramètres physico-chimiques dans la colonne d’eau (0 100 m de profondeur) sur la zone littorale, de façon autonome sur une durée de 1 an sans intervention humaine avec le transfert des données et leur prétraitement. Ce fonctionnement au point A de l’intérieur de la rade de Villefranche-sur-Mer a duré de 18 novembre 2004 au 20 février 2008. |
Capacité du
nouveau système E.O.L.
L’OOV a engagé fin 2007 une action dite «E.O.L.» (Environnement Observable Littoral) qui comprend la réalisation d’une nouvelle bouée et son déploiement en Avril 2009 au large de Villefranche sur Mer (point B) permettant ainsi de réaliser, de façon autonome, des mesures de paramètres physico-chimiques sur une colonne d’eau de 0 à 80 mètres.
Cette nouvelle plateforme d’observatoire autonome est le premier modèle profileur de surface de 0 à 100m côtier en mer ouverte, industriel et automatique. Par rapport aux prototypes 1998 et 2002 elle intègre une nouvelle électronique basée sur la technologie de 2009, un nouveau treuil et un nouveau garage d'électrochloration. Avec un poids de 3 t, un diamètre de 2.8 m, une hauteur de 5.6 m, un flotteur de 9m3, cette bouée EOL tire son nom du vent Mistral auquelle elle fait face.
Elle est constituée:
d’un flotteur dont la conception et la réalisation ont été menées par la société MOBILIS et l’OOV
d’une charge utile (électronique de mesure des paramètres physico-chimiques, éléments réalisés sur mesure sur spécification par l’OOV)
d’un ensemble d’éléments mécaniques (treuil réalisé en 2008 et système d’électro-chloration réalisé en 2009, éléments réalisés sur mesure sur spécification par l’OOV)
de divers autres éléments embarqués (capteur de courant, de mesure de hauteur des vagues, émetteur des données mesurées, batterie rechargeable).
Le système EOL comporte en outre un système sol de réception des données.
Fabrication et déploiement
La fabrication du flotteur et le déploiement de la bouée au point B par MOBILIS ont été financés par l’INSU dans le cadre du projet EOL.

Actuellement un travail est effectué sur la validation des données par protocole de EOL: les dérives des capteurs de température et de pression, sauf incidents majeurs, sont très faibles et normalement corrigées lors des envois en calibration périodique des sondes. Il existe en revanche un risque de salissure progressive de la cellule de conductivité, du fait de l'accumulation sur les parois de verre de la biosalissures, pour cela le principe d’électrolyse afin de créer du chlore est utilisé.
Information encourageante : en juin 2009, les capteurs de la bouée LEO qui ont séjournés de début 2005 à 2008 dans l’eau de mer à l’intérieur du garage d’électrochloration ont été vérifiés et pratiquement aucune dérive n'a été constatée.