Le parc “ Hippocampe “ de Géosciences Azur
Les objectifs scientifiques actuels, en particulier ceux qui sont liés à l’évaluation des risques naturels comme à la compréhension de nombreux processus géodynamiques, sur les marges continentales et dans les bassins océaniques, impliquent l’obtention d’images sismiques de haute résolution et dans les zones actives la caractérisation de l’état de contrainte par la sismicité associée. Ceci est rendu possible par l’évolution technologique récente qui permet la mise en œuvre d’un nombre toujours croissant de stations sismiques tant à terre qu’en mer à la fois pour des opérations d’imagerie sismique et pour des campagnes plus longues d’enregistrement de la sismicité (localisation et tomographie passive).
L’équipe Geomer de Géosciences Azur dispose d’une solide expérience dans le développement, la mise en œuvre d’OBS ainsi que la valorisation des données, enrichie par les apports théoriques et géologiques des autres composantes du laboratoire. Depuis 3 ans, nous avons développé une nouvelle génération d’OBS équipée de différents capteurs (sismomètre 3 composantes déporté, hydrophone,...) ayant une autonomie suffisante pour mener des opérations combinées terrestres et marines de plusieurs mois. Ce parc de 20 OBS, dont 10 sont équipés de sismomètres large-bande (CMG-40T, 30sec) a été déployé de mars à juin 2005 sur la marge d’Équateur et fin 2005 sur la zone de subduction des Antilles.
Ce parc, principalement financé par l’IRD, vient en complément des parcs OBS courte période de l’IFREMER et de l’INSU, qui seront complétés par des OBS très large bande (trillium 120 secondes), afin de constituer un parc permettant en particulier l’imagerie des structures lithosphériques (enregistrement de tirs sismiques sur des géophones courte-période ou des hydrophones) et du manteau (capteurs large-bande).
Le parc OBS de Géosciences Azur composés d’OBS légers, systématiquement équipés de capteurs à 3 composantes nivelées (plus un hydrophone), et déportés est délibérément orienté vers une utilisation pour l’enregistrement de la sismicité dans les zones de marge active dans le cadre d’opérations condui-tes simultanément à terre et en mer tout en permettant de réaliser également des expériences d’imagerie des structures lithosphériques.
Pour répondre aux demandes de la communauté, il est nécessaire de disposer d’un parc de ce type d’OBS en nombre suffisant pour mener simultanément les 2 opérations (celles-ci de plusieurs mois d’immersion immobilisent le matériel une grande partie de l’année).
Le présent dossier propose la construction de 12 OBS supplémentaires (6 courte période et 6 large bande, le choix des capteurs s’accommodant de celui fait pour les réseaux terrestres) pour un coût total de 330 k€.
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