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Admin 06|09|2010 Accueil Plan du site Agenda Liens Rédacteurs Contact Admin
Accueil >>  Le parc “ Hippocampe “ de Géosciences Azur

La zone de subduction des Antilles


-  Les séismes majeurs attendus dans l’arc des Antilles sont ceux prenant naissance dans la zone de contact interplaque de la subduction. Ce type de séismes est responsable de 90% de la libération d’énergie sismique sur Terre.

-  Un effort d’étude de séismes majeurs à l’interplaque de subduction avant leur occurrence est rendu opportun et prometteur à l’occasion de deux avancées scientifiques en cours sur ce sujet.

-  D’une part, le modèle de source sismique y est relativement simple et fait l’objet d’un développement conceptuel en cours : la rupture le long d’une faille majeure qui est la frontière de plaque apparaît principalement contrôlée en taille et en localisation par des anomalies de paramètres physiques in situ. Ainsi les limites de rupture amont (updip) et aval (down-dip) sont contrôlés par la température, la ductilité, l’hydratation et la nature du matériel de la faille interplaque et de ses épontes. La limite amont est susceptible de marquer en réflectivité sismique et en micro-sismicité, la limite aval est peut-être détectable en Vp/Vs par tomographie de séismes locaux, vitesses de réfraction et ondes converties à cause de la serpen-tinisation, ou d’autres raisons liées à la ductilité. La troisième dimension, longueur de segmentation le long de l’arc peut elle aussi être approchée par l’exploration sismique en profilant les variations de structure de l’interplaque le long de l’arc.

-  D’autre part ces anomalies apparaissent au moins en grande partie pérennes et peuvent donc être détectables et mesurables en période intersismique, c’est-à-dire avant l’occurrence des séismes majeurs attendus. Cette étude peut s’appuyer sur plusieurs méthodes. Celle qui en constitue la base et est la plus spécifique nécessite l’appréhension des séismes locaux par la mise en œuvre de réseaux amphibies, comprenant des sismomètres fond de mer de caractéristiques particulières en lar-geur de bande, en nombre de composantes et en maniabilité ; la résolution augmente avec le nombre de capteurs en réseau possibles et donc grâce au coût réduit de l’instrumentation déployée.

-  On propose donc d’appliquer cette approche à l’étude anticipée des séismes majeurs de la subduction des Antilles, M8 type 1843. L’identification et la localisation à l’avance de la zone de rupture maximale possible des séismes majeurs attendus donne par ailleurs l’occasion de les soumettre à une surveillance focalisée, ciblée rapprochée. La répétition d’observations par rapport à une première mesure de référence offre la possibilité de détecter d’éventuels phénomènes transitoires, comme les variations de mécanismes ou de localisation de l’activation sismique avec le temps.

-  Un projet a été soumis à l’ANR et une campagne est programmée début 2007 dans le cadre d’une collaboration entre le laboratoire de sismologie de l’IPG de Paris, Géosciences Azur et d’autres partenaires français et étrangers

   


LES BREVES :

  mercredi 5 décembre
  lundi 21 mai
  mercredi 29 mars
  samedi 17 décembre
 
mercredi 24 mai 2006
Campagne sismer en Février 2006
mardi 1er novembre 2005
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