Projet Rosmarin d’observation de la sismicité en mer Ligure
Les Alpes du Sud, à cheval sur le sud-est de la France et la Ligurie italienne, sont affectées d’une sismicité assez diffuse à terre et en mer. Les principaux séismes historiques qui ont affecté la marge Ligure, en 1887 (magnitude évaluée à 6,4), au large d’Imperia, et en 1963 (Ml = 6,0), sont assez mal connus. Plus récemment les répliques d’un séisme de magnitude 4,5 ont été enregistrées en 2001 au large de Nice par un réseau de stations terrestres et marines de Géosciences Azur. Il correspond à un accident compressif localisé au pied de la marge, à environ 20 km de la côte, à une profondeur de 15 km.
Par ailleurs la pente continentale est entaillée de nombreuses vallées et chenaux qui traduisent l’existence de transfert sédimentaire vers le bassin océanique. Nombre de ces évènements sont des glissements de terrains dont certains, comme celui de 1979 qui a entraîné l’effondrement d’une partie de l’aéroport Nice en construction, ont pu être catastrophiques.
À terre, il existe plusieurs réseaux permanents de surveillance sismologique à terre. En mer, Géosciences Azur a, depuis quelques années, développé une observation grâce au déploiement répété de sismomètres de fond de mer (OBS) qui permet l’observation du mouvement du sol avec des capteurs 3 composantes sur des durées de plusieurs mois par an.
Le programme Rosmarin s’inscrit dans la phase préliminaire de la constitution d’un site de démonstration pour le premier observatoire environnemental fond de mer câblé, temps réel qui a débuté en avril 2005 par l’installation d’un sismomètre sous-marin très large bande (CMG-3T, 360 secondes) relié par câble au détecteur de neutrinos ANTARES, et installé à 7 km au large de Toulon par 2500 m de fond. Ce projet permettra à la communauté française (IN2P3 et SDU) d’acquérir le savoir-faire et l’expérience dans la gestion d’un observatoire sous-marin et fera l’objet d’un dossier européen dans le cadre de l’appel d’offre du 7e PCRD.
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