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Une campagne à la
mer pluridisciplinaire, DYNAPROC
2, organisée et récemment
réalisée par plusieurs membres
du Laboratoire d’Océanographie
de Villefranche (LOV), unité de
recherches de l’Observatoire Océanologique.
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L'intensité et la qualité du
flux de carbone organique exporté en profondeur
sont étroitement liées, d’une part,
aux variations rapides des forçages physiques dans
la couche productive, qui peuvent conduire à des
changements de structure du réseau trophique, et,
d’autre part, à la diversité fonctionnelle
des communautés bactériennes et zooplanctoniques,
qui recyclent ou agrègent la matière organique à tous
les niveaux dans la colonne d’eau.
Des données sur les processus à petite échelle de temps
sont indispensables pour le calcul de bilans fiables sur le long terme. D’autre
part, les périodes de transition saisonnière, riches en événements épisodiques,
conditionnent la variabilité interannuelle.
La campagne pluridisciplinaire
DYNAPROC 2 (DYNAmique des PROCessus rapides
dans la colonne d'eau) a donc été conçue
pour évaluer le contrôle de la production
primaire et de l'exportation du carbone en profondeur
par les organismes hétérotrophes et par
les perturbations impulsionnelles en période de
transition saisonnière.
La transition entre le système
oligotrophe estival et le système automnal a été explorée
pendant plusieurs semaines consécutives (13
septembre - 18 octobre 2004; N/O Thalassa) dans
la zone centrale de la mer Ligure (Méditerranée
NO) où les transferts latéraux sont négligeables.
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Les objectifs
spécifiques de la campagne concernaient
:
les
facteurs de contrôle de la floraison phytoplanctonique
automnale (disponibilité en sels nutritifs
et broutage du zooplancton),
l'influence
de la diversité structurelle et
fonctionnelle du réseau hétérotrophe
sur le flux exporté en profondeur
et le rôle du cycle jour/nuit,
l'impact
de la succession temporelle des
forçages physiques épisodiques,
tels que les coups de vent, sur
la dynamique du système
biologique,
l'effet
de la transition saisonnière sur l'évolution
de l'écosystème à plus long terme.
Les données en termes
de stocks et de flux étudiés
lors de cette campagne, et leur intégration
dans l’étude des cycles biogéochimiques
(cycle du carbone en particulier), sont schématisées
sur la figure ci-contre (Les paramètres
et processus étudiés de manière
intensive sont représentés en couleur).
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Les principales
observations ont été réalisées
en un Point Central (43°25N,
8°E; à environ 30 milles du cap Ferrat) à une
fréquence de 3 à 12 h pendant quatre
cycles de 5 jours dans la colonne d’eau 0-1000
m (CTD-rosette, ligne de production, filets de
différents types, pièges dérivants,...).
La campagne a débuté par
une radiale afin de déterminer
la position du Point Central. Un réseau
de stations satellites a également été exploré à trois
reprises afin d’évaluer le contexte
hydrologique et apprécier les gradients
horizontaux supposés faibles.
Une ligne de 5 pièges fixes a également été mouillée
pendant toute la durée de la campagne à partir d’un
autre navire (N/O Téthys II).
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Les mesures pluridisciplinaires au
Point Central ont porté sur la structure hydrologique,
les réservoirs minéraux et organiques (sels
nutritifs, COD, MOP, MOD colorée,...), la biomasse
et la composition du phytoplancton (pigments HPLC, cytométrie
et microscopie) et la production primaire, la structure,
la biomasse et l’activité des des communautés
hétérotrophes (communautés bactériennes
libres et attachées, production et régénération
bactériennes, organismes zooplanctoniques depuis
le microzooplancton jusqu’au micronecton, taux
physiologiques), et enfin, la composition et la qualité du
flux exporté en profondeur.


Le bilan est très
positif. Tous les objectifs ont été techniquement
satisfaits pour l’ensemble des opérations
effectuées et systèmes déployés
(255 profils bathysonde, 60 traits de filet à nappes
Bioness, 18 traits de filet phytoplancton, 13 opérations
de mouillage/relevage,…).
Plusieurs coups de vent, de différentes
intensité, durée et direction, ont eu lieu
au cours de la campagne, avec des effets significatifs
sur la biomasse, la composition et la dynamique du système
biologique. Cet échantillonnage intensif pendant
une période mal connue est très prometteur.
Il doit permettre la réalisation des objectifs
de la Campagne DYNAPROC 2.
L’équipe
embarquée était constituée de
36 scientifiques (24 pour chacune des 2 parties)
qui appartenaient à 10 laboratoires français
(Villefranche-sur-Mer, Marseille, Banyuls, Roscoff,
Paris, Talence, Plouzané) et étrangers
(Rébublique Tchèque, Ukraine). Une équipe
de l’AIEA (Monaco) était embarquée
sur le N/O Téthys-II.
La campagne DYNAPROC 2, opération
pluridisciplinaire du projet PECHE,
soutenue par le programme PROOF,
s'intègre au programme international OCEANS.
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