| "Les
méduses font partie de l'écosystème
et leur présence en Méditerranée n'a
rien d'anormal."
Les espèces sont effectivement
nombreuses. Parmi elles, la Pélagia est
la plus urticante et est reconnaissable par sa couleur
rose ponctuée de petits points sur le chapeau
en forme de champignon. Le pied de cette ombrelle correspond à la
bouche, terminé par des tentacules buccaux
qui ne piquent pas. En revanche, accrochés au chapeau, quatre
tentacules rétractiles, fins, invisibles,
pouvant mesurer jusqu'à 4 mètres de long
et servant à ramener les proies, sont eux, très
urticants.
Nous ne pouvons pas dire qu'une année
chaude est une année à méduse mais il
existe malgré tout un rapport entre méduse
et météo: deux cents ans d'observation
ont permis de conclure que les pélagias pullulaient
un an seulement après une grande année de sécheresse.
En mer ligure,
l'eau du large circule peu, mais des courants tendent à amener
l'eau du large vers l'eau côtière. Cette dernière
circule vite et peut transporter des méduses. Cette
année, on a pu aussi observer
les
velelles, organismes voisins des méduses,
petites navigatrices qui ne sont pas urticantes.
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Car attention: tout
ce qui est gélatineux n'est pas
de la famille des méduses ou n'est pas à éviter. Les
salpes, sorte de rubans transparents,
sont des animaux planctoniques inoffensifs.
(extraits de l'interview accordée à Nice-matin par
le Professeur Paul Nival du Laboratoire
Océanologique de Villefranche-sur-Mer faisant
partie de l'Observatoire Océanologique de Villefranche
-sur-Mer,est paru le 30 /06/2003)
Photos D. Luquet / macroplanctons (davidluquet.com) |